Éco-responsable

Heureusement depuis quelques années, certains communiquant ont pris conscience de l’impact des actions de communication sur l’environnement. Certaines actions définies en amont des projets, certaines décisions, certains choix… peuvent, avec le même impact sur les cibles visées, être réalisés.

Qu’est ce que l’éco-conception ?

C’est l’amélioration de la qualité écologique d’un produit, c’est à dire la réduction de ses impacts négatifs tout au long de son cycle de vie tout en conservant sa qualité d’usage (même performance et/ou même efficacité). Source : ADEME

Quelques exemples dans la réalisation de documents

  • Concevoir des documents privilégiant un nombre réduit de photos et d’aplats (grande surface de couleur) limitant le taux d’encrage.
  • Utiliser toutes les surfaces imprimables disponibles (recto/verso et en particulier les dos de couverture) pour limiter le nombre de pages d’un document.
  • Eviter l’utilisation de colle et d’accroches plastiques en tous genres et privilégier les encartages. Le document devient plus facilement recyclable en fin de vie.
  • Préférer des papiers et cartons recyclés (utilisant à minima 50% de fibres issues d’un recyclage de papiers ou de cartons ayant déjà servis) labellisés de type Ange bleu, Nordic Swan, NAPM ou à défaut FSC ou PEFC.
  • Utiliser des encres végétales (produites à base d’huiles issues de ressources renouvelables), plus respectueuses de l’environnement en termes d’émissions de polluants dans l’air.
  • Pour des impressions en couleur, utiliser le numérique (petits tirages) ou des machines quadri 4 ou 8 couleurs. Ce qui permet de limiter les nettoyages machine et les déchets associés (encre, solvants, chiffons, …).
  • Pour des envois probables, privilégier un format adapté à l’utilisation d’enveloppes NF Environnement.
  • Privilégier des relations de proximité avec des prestataires près de chez vous (agences, graphistes, imprimeurs, façonneurs…) pour limiter l’impact des déplacements ou du transport de vos documents.

Quelques exemples dans l’organisation d’événements

  • Utiliser des matériels ou équipements qui pourront resservir ultérieurement.
  • Pour la construction des structures d’un stand, choisir des matériaux facilement recyclables ou issus d’une gestion durable des ressources (bois FSC ou PEFC).
  • Equiper et dimensionner vos manifestations avec des bacs de collecte des déchets en quantité suffisante. Privilégier un tri des déchets à la source quand c’est possible.
  • Limiter la mise à disposition auprès du public des documents papier et plaquettes… qui finiront pour la plupart dans des poubelles.
  • Surveiller vos choix dans les objets publicitaires utilisés : provenance (plus ils sont fabriqués loin de la manifestation, plus ils vont rejeter de CO2 dans l’atmosphère pour parvenir jusqu’au lieu de votre manifestation), durée de vie (mécanisme de fonctionnement, utilisation unique, ), quantité de déchets produits (volume, taille, emballage, suremballage…) et recyclabilité (présence de piles, de mécanismes électriques, type de matériaux utilisés…).
  • Penser à des solutions de transport en commun ou d’accessibilité via des transports doux (collectifs, vélo, marche à pieds…).

 

Papier recyclé, PEFC ou FSC ?

Le certificat FSC est délivré par le Conseil international de gestion forestière FSC (Forest Stewardship Council). Né aux Etats-Unis au début des années 90 sous la pression d’organisations de protection de l’environnement (WWF, Greenpeace et Amis de la Terre), le FSC a fixé des principes, portant sur l’exploitation des forêts suivant des critères écologiques et sociaux, qui doivent être respectés dans les forêts du monde entier portant ce label FSC. Fin 2005, le FSC compte près de 60 millions d’hectares de forêts certifiées, essentiellement dans l’hémisphère Nord.

Mais le système FSC se révèle mal adapté aux réalités des forêts européennes qui se particularisent par un fort morcellement et une large prédominance de la forêt privée. En 1998, des propriétaires forestiers de six pays européens mettent au point la certification PEFC. Entre les pinèdes méditerranéennes et les vastes étendues de conifères scandinaves, les visages de la forêt européenne sont multiples. Pour respecter ces spécificités, ce sont les associations régionales PEFC (20 en France) qui établissent les cahiers des charges que doivent suivre les producteurs de bois. Un point qui doit rassurer le consommateur dans un contexte où l’on fait souvent l’amalgame entre production de bois et déforestation des forêts tropicales (en Amazonie particulièrement). La certification PEFC devient le nouveau standard pour couvrir début 2006, près de 200 millions d’hectares de par le monde (soit 9% des forêts exploitées)

Est dit papier recyclé, tout nouveau papier qui contient au minimum 50% de fibres cellulosique issues de récupération (papier, carton). Pourquoi l’utiliser ? D’abord parce qu’il évite de faire fonctionner les usines d’incinération (plus de 6 millions de tonnes de papier/carton récupérées en France), ensuite parce que recycler réduit considérablement les consommations par rapport à fabriquer : 90% d’eau économisée, 2 fois moins d’énergie pour sécher, 2 fois moins de CO2 émis dans le cycle de fabrication, moins ou pas de produits chimiques utilisés, et surtout, il faut 1,5 à 3 tonnes de bois pour produire 1 tonnes de papier vierge blanchi alors qu’avec 1 tonne de papier recyclé, on produit directement 900 kg de nouveau papier.

Faire un geste pour la planète… ou plusieurs

Pentacle verse chaque année une contribution financière pour compensez les émissions carbone dues à la pratique de son activité (déplacements automobiles, chauffage et électricité). Un geste simple et participatif pour lutter contre le changement climatique. Plus d’informations sur : http://www.actioncarbone.org

 

Bon à savoir

  • La production d’une seule feuille blanche de format A4 nécessite autant d’énergie qu’une ampoule de 75 W allumée pendant une heure.
  • Chaque salarié consomme pour son entreprise environ 80 kg de papier par an.
  • Selon le type de papier à fabriquer, on estime qu’une même fibre peut être réutilisée en moyenne de 2 à 5 fois. Pour compenser, il est nécessaire d’y associer de nouvelles fibres vierges.